Interview – Skip The Use

Après avoir voyagé dans le milieu Punk, Skip The Use nous fait découvrir son nouvel album « Little Armageddon » riche de multiples univers musicaux dans le cadre de la Crazy Week Festival !

Qu’est-ce que vous ressentez quand vous revenez à la Crazy Week deux ans plus tard ?

On est très content de retrouver le Théâtre de Verdure qui est une scène magnifique, le temps semble être avec nous. Je pense que toutes les conditions sont réunies pour passer un bon moment.

En concert vous êtes généralement atteints d’une certaine folie, d’une énergie débordante, comment transmettez-vous ça au public ?

Je pense que c’est un échange. Il y a deux jours on était aux Veilles Charrues, on avait même pas commencé le concert, que 50 000 personnes chantaient alors que l’on avait encore rien fait. On ne peut pas arriver en faisant la tronche, c’est juste boostant. C’est génial moi j’adore ça. On fait des festivals couverts par des gros médias et je sais qu’avec Shaka Ponk, on est souvent les groupes de festivals, les groupes des jeunes. Et quand tu vois des milliers de personnes qui sont là et tu fais:  » Tu as quel âge ?  70 ans ? Tu es venu quand même, c’est cool, on m’a dit que tu n’avait pas le droit normalement »(rires). Tu as tendance à tout prendre dans la gueule.

Le public c’est un peu votre drogue à vous ?

Oui, c’est un échange, plus ils te donnent plus tu leur donnes. Ça monte, c’est comme une émulsion.

Dans « Birds Are Born To Fly », il y’a une petite métaphore aver la jeunesse actuelle. Quels conseils pouvez-vous donner à des jeunes groupes qui essayent de percer ?

Il y’a d’abord la question sur la Genêse. Les oiseaux sont nés pour voler, c’est sectoriser la jeunesse, la caractériser, la ranger dans une case. Quand tu es jeune, on te dit comment tu dois être. Mais il y a des evidences, quand on est jeune, on a besoin d’essayer des choses, de se faire une expérience, d’avoir une chance. On a besoin de se planter aussi, de faire des erreurs. C’est quelque chose qui est de moins en moins dit. Beaucoup de jeunes de 20 ans s’inscrivent à des jeux télévisés parce qu’ils en ont marre de galerer. C’est pas sensé être une galère !

Il y a beaucoup de groupes qui nous demande comment on a fait pour arriver où on est aujourd’hui ? Et souvent leur motivation est uniquement financière. Mais quand on avait leur âge on ne se prenait pas la tête. On jouait n’importe où, on avait qu’une envie, foutre le matos dans la bagnole de papa et d’aller à 100 kilomètres pour passer un moment avec les gens. Il faut prendre du plaisir entre pote mais chercher le gain dés le départ c’est courir à la perte.

On a une petite anecdote: On a fait une tournée sur les plages de Vendée il y a 4-5 ans. On a fait une photo 10 minutes avant un concert, il y avait deux papis et mamies qui étaient assis sur un banc qui disais « il y a un spectacle ce soir » ! C’est la que t’apprends ton métier ! On a démarré à 100 personnes, et on a fini à 2000 personnes sur la dernière date.

Tout ce qu’on fait en live, on les a experimenté là. On se dit qu’on va aller chercher des gens, par exemple le gars qui est avec ses gosses qui mangent une crêpe, tu te dis qu’il faut aller le chercher et qu’il reste pendant 1h. Tu apprends ton boulot aussi quand tu fais la première partie de Muse. Pour nous, c’est le plus grand groupe de rock du monde. On a tellement été bien acceuilli à Nice que ce soit par le public ou même par Muse. Lorsqu’on est descendu de scène, il y avait un mot du groupe qui nous remerciait d’avoir joué ce soir là. Ça c’est la musique, c’est le coeur, c’est ce qu’on retient. Le seul conseil, c’est de faire confiance aux gens car c’est eux qui te donnent tout !

 

 

 

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