Interview – Kadebostany

Autour d’un voyage en Kadebostany, le président Kadebostan et sa diva Amina ont accepté de répondre à mes questions :

 

Où se situe la Kadebostany ?

Kadebostan : La Kadebostany est un pays que l’on a créé. C’est cette envie de se créer une identité, de s’affranchir des règles. La république de Kadebostany est au Nord de l’Italie, à l’Est de la Suisse et à l’Ouest de la Turquie. C’est une sorte de clin d’œil car on aime aussi bien les fanfares mexicaines, que la musique berlinoise en passant par la pop anglaise. On est à un carrefour de pleins d’influences.

Quelles ont été vos influences lorsque vous avez créé Kadebostany ?

Kadebostan : Il y en a eu tellement ! Notamment ce soir, il y a un groupe qui joue : Superdiscount, représenté par Etienne de Crecy qui m’a beaucoup influencé avec son album Motorbass. J’ai écouté beaucoup de choses comme du hip hop, de la pop etc.

C’est difficile d’avoir un seul style de musique avec les multitudes d’influences musicales que l’on a eu. J’espère que l’on va au delà d’un style de musique, on essaye de provoquer un maximum d’émotion et on espère que les gens ne nous catégorisent pas dans un genre précis.

Comment vous êtes vous rencontrés ?

Kadebostan : On s’est rencontré dans un club. Ce n’était pas une rencontre préméditée, en tout cas pour ma part ! (Rires)

Personnellement, dans la musique ou dans ma vie artistique, les choses me sont toujours un peu tombées dessus. Il m’arrive toujours des choses un peu bizarres (rires). Par exemple avec Amina ça fait bientôt 3 ans que l’on bosse à fond ensemble, ça se passe super bien malgré les soucis que l’on peu rencontrer, on vit des choses fortes et très belles.

Amina : Malgré le fait qu’il y ai des galères comme dans toute relation humaine, il est très difficile de trouver quelqu’un avec qui travailler. On peut très bien se retrouver avec quelqu’un avec qui on s’entend très bien alors qu’en studio ça ne fonctionne pas du tout.

On a cette chance d’avoir une certaine alchimie qui fonctionne musicalement et qui fait qu’en studio c’est assez cool de travailler ensemble. C’est assez rassurant de se dire qu’il y a un espèce d’univers artistique qui s’emboite. Par exemple, lorsqu’on enregistre un album, on se dit que c’est un « One Shot » mais on se rend compte qu’à chaque fois que l’on se retrouve en studio, il y a des choses intéressantes qu’y en sortent comme le cover de Crazy in Love que l’on a fait.

Kadebostan : On le dit souvent, les bases se créent dés le départ ! Des fois, on va bosser des jours et des jours sur un morceau alors que la base on l’avait déjà trouvée en 15 min au départ. L’essence du morceau se fait assez rapidement et on s’en rend compte très vite.

Par contre il y a des morceaux où on est passé par tellement de versions différentes comme « Castle in the Snow ».

Est-ce que vous avez une anecdote, une galère qui vous est arrivé récemment ?

 Kadebostan : Par exemple, ce matin on s’est fait arrêté à la douane pour des questions administratives. On a perdu énormément de temps sachant que l’on avait 6-7h de trajet pour venir à Marseille. Mais on a la chance d’avoir une passion et de vivre de cette passion. Je pense que lorsque tu as une passion, tu es sauvé ! (Rires)

On a quand même des galères à la pelle mais quand tu crées un pays comme la république de Kadebostany, tu as envie que les gens garde une image de toi loin des futilités du quotidien. Par contre Amina aime bien raconter des trucs croustillants (rires).

Amina : Lors d’un concert, il m’est déjà arrivé de tomber sur des gens qui pensaient que c’est lui qui chante ou qui rap. C’est super drôle car la voix est assez féminine !

Kadebostan : Ou encore il y a des gens qui nous demandent très sérieusement « Où est la République de Kadebostany » et qui sont désolés de ne pas savoir où c’est ! C’est assez important de fournir un certain imaginaire très fort et puis je pense qu’ils ont envie de pouvoir avoir leur passeport pour la république de Kadebostany.

Considérez-vous internet comme un tremplin pour vous ?

Kadebostan : J’ai un peu du mal avec les tremplins parce qu’il y a 10 ans je ne connaissais rien à Facebook. Plus tard, j’ai joué à un festival au Mexique et j’ai vu tous ces jeunes fans qui étaient sur Facebook, Twitter etc. Je suis rentré et je m’y suis directement mis à fond.  On se sert de Facebook parce que ça nous plait de le faire. On poste souvent des photos avant ou après un show mais je ne me dis pas que ça va nous rapporter plus de fans.

Je ne considère pas les réseaux sociaux comme un tremplin mais plutôt comme un moyen de communication qui fait partie de notre génération, de notre ère.

Amina : Pour les vidéos clips, ça permet d’avoir une visibilité énorme. Par exemple « Walking With a Ghost », lorsqu’il est sorti, il a été utilisé par une pub en Grèce qui a fortement fait décoller sa visibilité. Grâce à Viméo qui nous avait catégorisé comme le clip du mois, ça a permis à pleins de gens de regarder le clip. Il y a même des gens en Iran qui nous laissent des messages ! Clairement sans internet c’est très compliqué de les atteindre. C’est vraiment fou, ça permet de se faire connaître dans le monde entier.

 

 

Je vous conseille fortement d’aller les voir en concert parce qu’en live la magie prend forme.

 

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